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 je ne croirai qu'en un dieu qui danse 

Photography

S’il est établi qu’une fonction de l’art est de procurer un plaisir esthétique, il est plus rare que cette même émotion soit la matière de l’artiste. Mise en abîme de l’oeuvre dans l’oeuvre et résolument ancrée dans le champ d’une photographie du sensible, Je ne croirai qu’en un Dieu qui danse est une recherche sur la représentation de l’émotion esthétique.

 

Il s’agit ici de celle que procure la musique. En me replongeant dans des photographies de spectateurs de concerts faites à mes débuts (1998), je fus saisi par la force et la variété des émotions qui s’y libéraient. Je décidais de réaliser une série à part entière tant à partir de cette matière première que de nouvelles prises de vues.

Pendant deux ans j’ai multiplié festivals et concerts de tous genres musicaux, tournant  obstinément le dos à la scène. Face à moi : vénération, joie, ou tristesse, rage, mélancolie ou rêverie, autant de variations autour de la figure humaine dans ce qu’elle a d’unique sur le reste du vivant.

 

N’envisageant pas moi-même une vie sans musique, le titre de cette série est emprunté à Friedrich Nietzsche qui affirme dans Ainsi parlait Zarathoustra « je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui sache danser ».

© Richard Pak, 1998 & 2010-2012.

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